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Consignes provisoires pour les services médicaux d'urgence (acronyme anglais EMS) et les centres d'appels pour la sécurité publique 9-1-1 (PSAP) pour la gestion des patients sous surveillance (PSS) en raison de maladie à virus Ebola (MVE) aux États-Unis

Mis à jour le 10 septembre 2015

Les recommandations proposées sur cette page ne sont plus en vigueur et ne seront plus mises à jour.

Algorithme pour les services médicaux d'urgence et centres d'appels pour la sécurité publique 9-1-1 [PDF - 4 pages]

Remarque spéciale : la probabilité de contracter la maladie à virus Ebola (MVE) aux États-Unis est extrêmement faible, hormis lorsqu'une personne est en contact direct avec le sang ou les fluides corporels (tels que l'urine, la salive, les vomissures, la sueur et la diarrhée) d'une personne qui est infectée par le virus Ebola et en présente les symptômes. La majorité des patients fiévreux et présentant d'autres signes et symptômes non spécifiques* aux États-Unis ne sont pas atteints par la MVE. Le risque de transmission auquel sont exposées les personnes ayant été en contact direct avec les patients atteints du virus Ebola ou présentant des symptômes précoces est moins important que le risque posé par un patient hospitalisé à un stade avancé de la maladie à virus Ebola. Néanmoins, comme les premiers symptômes de la MVE sont similaires à ceux d'autres maladies entraînant de la fièvre, les prestataires de soins doivent prendre en compte la possibilité de la MVE et évaluer les patients en conséquence. Les directives fournies dans le présent document sont le reflet des leçons tirées de notre expérience récente dans le traitement de patients atteints de MVE dans des établissements de santé aux États-Unis. Même si l'environnement hospitalier présente en général des risques plus élevés de transmission de la maladie à virus Ebola au personnel de santé, le transport des patients par les services médicaux d'urgence (EMS) présente des défis spécifiques liés à la nature même du travail, peu contrôlé, à la nécessité potentielle de procédures de réanimation, à l'espace confiné dans lequel est transporté le patient et au degré de gravité varié des symptômes présentés par les patients. Lorsqu'on se prépare à réagir à un cas suspect de MVE, il est important d'assurer une coordination étroite et des communications fréquentes entre les centres de réception des appels d'urgence (en anglais PSAP) 9-1-1, également appelés centres d'appels 9-1-1, ainsi que le système des services médicaux d'urgence (EMS), les établissements de soins et le système de santé publique.

* Les signes et symptômes de la MVE incluent la fièvre, les maux de tête violents, les douleurs musculaires, les signes de faiblesse, la fatigue, la diarrhée, les vomissements, les douleurs abdominales (d'estomac) ou les hémorragies inexpliquées (saignements ou contusions). Les symptômes peuvent apparaître entre 2 et 21 jours après l'exposition à la MVE, mais la moyenne est de 8 à 10 jours.

Résumé de la page

Les nouveautés : cette version des consignes a été mise à jour pour clarifier les niveaux d'équipement de protection individuelle (EPI) que le personnel des services médicaux d'urgence (EMS) et les premiers intervenants doivent porter. Ces informations mises à jour reflètent les lignes directrices en matière d'EPI décrites dans des documents du CDC, comme Identifier, isoler, informer : évaluation et gestion des patients sous surveillance en raison de la maladie à virus Ebola et Consignes relatives aux équipements de protection individuelle à utiliser par le personnel de santé lors de l'administration de soins aux patients atteints de maladie à virus Ebola dans les hôpitaux des États-Unis, incluant les procédures de pose et de retrait de l'équipement.

Public cible : le personnel des services médicaux d'urgence (comme les techniciens médicaux d'urgence (EMT en anglais), les personnels paramédicaux, les premiers intervenants médicaux qui apportent les premiers soins aux patients sur le terrain, comme les agents des forces de l'ordre ou les pompiers), ainsi que les responsables des centres de réception des appels d'urgence 9-1-1 (PSAP), les organismes et systèmes d'EMS, ainsi que les prestataires individuels de services médicaux d'urgence.

Objectif : ces directives ont pour but de garantir la protection du personnel des EMS et des premiers intervenants amenés dans l'exercice de leurs fonctions à répondre à des demandes et à prendre en charge des PSS de manière appropriée.

Utilisation : il est conseillé aux employeurs et responsables d'utiliser ces informations pour comprendre et expliquer à leur personnel comment réagir tout en se protégeant. Les responsables doivent utiliser ces informations pour préparer et former le personnel des EMS. Les prestataires individuels peuvent utiliser les présentes informations pour protéger leur santé lorsqu'ils traitent des PSS.

Points essentiels

  • Les risques de contracter la MVE aux États-Unis sont très faibles, à moins qu'une personne ait un contact direct avec le sang ou les fluides corporels (tels que l'urine, la salive, les vomissures, la sueur et les selles) d'une personne souffrant de MVE et en présentant les symptômes.
  • Il est important que les centres PSAP interrogent les personnes qui les appellent concernant :
    • Tout séjour à l'étranger ou tout contact avec un cas confirmé de MVE au cours des 21 jours précédents ; ET
    • Les signes et symptômes de la MVE, comme la fièvre, les maux de tête violents, les douleurs musculaires, les signes de faiblesse, la fatigue, la diarrhée, les vomissements, les douleurs abdominales (estomac) ou les hémorragies inexpliquées.
  • Les responsables des centres de réception des appels d'urgence 9-1-1 (PSAP), les organismes et systèmes d'EMS, les organismes chargés des premières interventions médicales (comme les agents des forces de l'ordre ou les pompiers) doivent collaborer avec les autorités de santé publique locales afin d'élaborer des actions coordonnées pour prendre en charge une personne présentant des symptômes potentiels de MVE dans une juridiction donnée, y compris la possibilité de désigner certaines équipes chargées d'intervenir.
  • Tout le personnel doit avoir suivi une formation sur les protocoles à suivre en réponse au virus Ebola. Ceux qui peuvent être amenés à traiter un PSS doivent également être formés à l'utilisation de l'EPI correspondant à leurs attributions.
  • Si les téléphonistes détiennent des renseignements leur indiquant la présence d'un PSS, ils doivent tout mettre en œuvre pour que les premiers intervenants et le personnel des EMS soient au courant de la présence d'un patient associé à une exposition ou à des symptômes possibles d'Ebola avant de se rendre sur les lieux. Cela permettra au personnel des EMS de choisir et de porter correctement l'EPI conformément aux lignes directrices décrites dans les documents d'informations du CDC suivants : Identifier, isoler, informer : évaluation et gestion des patients présentant des symptômes potentiels de la maladie à virus Ebola (MVE) par le service des urgences et Consignes relatives aux équipements de protection individuelle à utiliser par le personnel de santé lors de l'administration de soins aux patients atteints de maladie à virus Ebola (MVE) dans les hôpitaux des États-Unis, incluant les procédures de pose et de retrait de l'équipement. Le principe fondamental des précautions standard et en matière de transmission consiste à éviter tout contact avec le sang ou des fluides corporels potentiellement infectieux. Toutefois, étant donné que les soins de pré-hospitalisation sont souvent donnés dans un environnement non contrôlé présentant des difficultés opérationnelles propres, les systèmes EMS doivent adapter leurs procédures en fonction des complexités opérationnelles locales. Pour des informations sur l'utilisation de l'EPI, les intervenants peuvent également consulter le document de l'Interagency Board : Recommandations sur le choix et l'utilisation des équipements de protection individuelle pour les premiers intervenants contre les risques d'exposition au virus Ebola (PDF).
  • Avant de travailler auprès de PSS, tous les prestataires doivent avoir suivi une formation répétée et avoir démontré leur compétence pour effectuer toutes les pratiques et procédures de contrôle relatives à l'infection Ebola, en particulier la mise en place et le retrait de l'EPI.
  • Lorsque le personnel des services d'aide médicale d'urgence arrive sur les lieux, il doit toujours vérifier la présence de symptômes et de facteurs de risque associés à la MVE, et porter l'EPI approprié à la situation concernée. S'il transporte un PSS, le personnel des services d'urgence doit en avertir l'établissement de soin par avance afin que des précautions de contrôle de l'infection adaptées puissent y être mises en place avant son arrivée. Les directeurs médicaux et les organismes d'EMS doivent collaborer avec les agences de santé publique afin de définir des protocoles locaux ou régionaux pour le transport des PSS vers un établissement capable d'effectuer un triage et d'apporter des soins appropriés aux patients soupçonnés d'être atteints du virus Ebola.
  • Des protocoles locaux doivent être mis en place pour le nettoyage et la désinfection de l'ambulance et de l'équipement ainsi que l'élimination des déchets médicaux conformément aux consignes présentées ici.

Les lignes directrices fournies dans ce document sont basées sur les connaissances actuelles du virus Ebola. Des mises à jours seront publiées au besoin sur la page Web Ebola du CDC.Les renseignements fournis dans ce document ont pour but de compléter les lignes directrices existantes pour le personnel de santé contenues dans les documents suivants : Identifier, isoler, informer : évaluation et gestion des patients sous surveillance (PSS) pour la maladie à virus Ebola (MVE) par le service des urgences et Directives de contrôle et de prévention de l'infection pour les patients sous surveillance (PSS) pour la maladie à virus Ebola (MVE) dans les hôpitaux américains.

Contexte

La flambée actuelle d'Ebola en Afrique de l'Ouest augmente la possibilité de recevoir aux États-Unis des patients atteints de MVE voyageant en provenance des pays touchés.1 La probabilité de contracter la MVE est extrêmement faible, à moins qu'une personne ait un contact direct non protégé avec les fluides corporels (comme l'urine, la salive, les vomissures, la sueur et la diarrhée) d'une personne atteinte de MVE et en présentant les symptômes. Les premiers signes et symptômes de la MVE sont entre autres : fièvre, frissons, fatigue, faiblesse et douleurs musculaires, suivis par des diarrhées, des nausées, des vomissements et des douleurs abdominales survenant environ 4 à 6 jours après l'apparition de la maladie. D'autres symptômes, comme des douleurs à la poitrine, des essoufflements, des maux de tête ou de la confusion, peuvent également apparaître. Les signes et les symptômes peuvent s'aggraver progressivement et inclure de l'ictère (jaunisse), une perte de poids importante, de la confusion mentale, des hémorragies internes ou externes, un état de choc et une défaillance de plusieurs organes.2

La MVE pouvant rendre gravement malade, il faut prendre des précautions particulières pour éviter le contact direct avec un voyageur en provenance des pays touchés par la flambée de MVE qui présenterait des signes ou des symptômes de la MVE. Les premiers signes et symptômes de la MVE ressemblent à ceux de plusieurs autres maladies fréquemment retrouvées en Afrique de l'Ouest, comme la malaria et la typhoïde. LA MVE doit être soupçonnée pour toute personne atteinte de fièvre ayant voyagé ou séjourné dans une région frappée par la MVE3. En général, la majorité des patients fiévreux se présentant au service des urgences ou dans des organismes de premiers secours aux États-Unis ne sont pas atteints de MVE, et le risque posé par des patients présentant les premiers symptômes limités de la maladie est moins important que le risque posé par un patient hospitalisé à un stade avancé de la MVE.

La période d'incubation pour la MVE, allant de l'exposition à l'apparition des signes et symptômes, varie entre 2 et 21 jours (souvent entre 8 et 10 jours). Tout patient présentant des signes et symptômes de MVE doit être considéré comme infectieux.

Les principales pratiques de travail sûres consistent à éviter :

  • l'exposition non protégée à du sang ou à des fluides corporels de patients infectés de MVE, par le biais d'un contact direct avec la peau ou les muqueuses des yeux, du nez ou de la bouche
  • Des blessures causées par des aiguilles contaminées ou d'autres objets tranchants.
  • les procédures produisant des aérosols, dans la mesure du possible.

La coordination entre les centres d'appels pour la sécurité publique (PSAP) 9-1-1 et les services d'aide médicale urgente (EMS) est importante. La formation et la répétition d'exercices pratiques auprès des établissements de santé et du système de santé publique sont essentielles pour bien se préparer à intervenir auprès de PSS. Tous les centres d'appel 9-1-1 et les systèmes EMS doivent être dotés d'un directeur médical EMS offrant une supervision médicale appropriée.

La définition de la MVE

La définition de la maladie à virus Ebola la plus récente du CDC peut être consultée sur la page : Définition de cas de maladie à virus Ebola (MVE).

Recommandations pour les centres d'appels pour la sécurité publique (PSAP) 9-1-1

Les autorités des services d'aide médicale d'urgence locaux et des États doivent assurer la coordination avec les autorités de la santé publique locales et des États, les centres d'appels pour la sécurité publique et les autres centres d'appel d'urgence afin d'utiliser des questions modifiées à propos de la MVE pour les appelants, présentées ci-dessous, quand ils considèrent que le risque de MVE est élevé dans leur communauté. Cette décision doit être prise à partir des renseignements fournis par les autorités de santé publique locales, des États et fédérales, y compris les services de santé de la ville ou du comté, les services de santé de l'État et le CDC.

Questions modifiées pour les appelants

Il est important que le personnel des centres d'appels pour la sécurité publique interroge les appelants et détermine si une personne est susceptible d'être atteinte de MVE. Ces renseignements doivent être transmis immédiatement au personnel des EMS avant leur arrivée sur les lieux, afin qu'ils puissent disposer des ressources appropriées. Les autorités locales ou des États en matière de santé publique doivent également être avisées. Le personnel des centres d'appels pour la sécurité publique doit utiliser les procédures d'envoi d'aide médicale préalablement coordonnées avec le directeur médical des EMS et les services de santé publique locaux.

  • Si les téléphonistes des centres d'appels pour la sécurité publique suspectent qu'un appelant rapporte des symptômes de la MVE, ils doivent évaluer les facteurs de risques de l'appelant au cours des 3 semaines (21 jours) précédentes :
    • Tout séjour à l'étranger.
    • Contact avec le sang ou les fluides corporels (comprenant notamment, mais pas uniquement, l'urine, la salive, les vomissures, la sueur et les selles) d'un PSS ou d'un cas confirmé de MVE.
  • Si les téléphonistes détiennent des renseignements les prévenant de la présence d'un PSS, ils doivent tout mettre en œuvre pour que les premiers intervenants et le personnel des EMS soient informés de la présence d'un patient associé à une exposition ou à des symptômes possibles de MVE avant de se rendre sur les lieux.
  • Si l'intervention se fait suite au signalement d'un voyageur malade dans un aéroport ou à un autre point d'entrée aux États-Unis, le téléphoniste du centre d'appel pour la sécurité publique ou l'unité d'EMS doit informer le centre de quarantaine du CDC du point d'entrée. Pour obtenir des informations de contact, consultez la liste des contacts en station de quarantaine. Le téléphoniste du centre d'appels pour la sécurité publique ou les services d'urgence peuvent également appeler le centre des opérations d'urgence du CDC au 770-488-7100 pour être mis en contact avec le centre de quarantaine approprié.

Recommandations pour le personnel des EMS et les premiers intervenants médicaux

Aux fins de cette section, « prestataire EMS » désigne les services d'aide médicale d'urgence préalable à l'hospitalisation et les premiers intervenants médicaux. Les pratiques du prestataire EMS doivent se baser sur les recommandations et les informations cliniques les plus récentes relatives au virus Ebola, obtenues auprès des autorités de santé publique appropriées et des membres de la direction médicale des EMS.

Si les autorités des services d'aide médicale urgente (EMS) locaux et des États déterminent que les risques sont plus importants (selon les renseignements fournis par les autorités de santé publique locales, des États et fédérales, y compris le(s) département(s) de santé de la ville ou du comté, le(s) département(s) de santé de l'État et le CDC), ces dernières peuvent diriger les prestataires EMS à modifier leurs pratiques comme indiqué ci-dessous.

Évaluation du patient

  • Pour minimiser les risques d'exposition, un seul prestataire EMS doit approcher le patient pour effectuer la première évaluation, en se tenant à une distance d'au moins 3 pieds (1 mètre environ) du patient. Si, au terme de l'évaluation initiale, l'intervenant d'urgence soupçonne que le patient est atteint de MVE, l'EPI adéquat devra être mis en place avant toute entrée en contact étroit avec le patient. Tenez les autres intervenants d'urgence à l'écart, tout en vous assurant qu'ils restent en mesure d'aider le prestataire à accomplir les actes d'évaluation primaire.
  • Aucune personne ne doit entrer en contact direct avec un patient susceptible d'être atteint de MVE sans porter l'EPI approprié.
  • Durant l'évaluation et la gestion du patient, le personnel des services d'urgence doit vérifier la présence de signes, symptômes et facteurs de risque de MVE. Les antécédents d'exposition doivent être relevés de façon pertinente, notamment :
  • Les patients qui répondent à ces critères doivent être questionnés plus en détail sur la présence éventuelle de signes ou symptômes de MVE tels que fièvre, maux de tête violents, douleurs musculaires, faiblesse, fatigue, diarrhées, vomissements, douleurs abdominales et hémorragies inexpliquées.

Sécurité et EPI

  • Si les téléphonistes des centres d'appels pour la sécurité publique avisent qu'un patient est suspecté d'être atteint de MVE, le personnel des EMS doit enfiler l'EPI approprié pour les cas suspects de MVE avant d'arriver sur les lieux. Les options disponibles en matière d'EPI sont détaillées ci-après.
  • Pour minimiser les risques d'exposition, un seul prestataire EMS doit approcher le patient pour effectuer la première évaluation, en se tenant à une distance d'au moins 3 pieds (1 mètre environ) du patient. Si, au terme de l'évaluation initiale, le fournisseur EMS soupçonne que le patient est atteint de MVE, l'EPI adéquat devra être mis en place avant toute entrée en contact étroit avec le patient. Tenez les autres intervenants d'urgence à l'écart, tout en vous assurant qu'ils restent en mesure d'aider le prestataire à accomplir les actes d'évaluation primaire.
  • Aucune personne ne doit entrer en contact direct avec un patient susceptible d'être atteint de MVE sans porter l'EPI approprié.

En fonction du tableau clinique du patient, deux options d'EPI sont possibles.

Prise en charge des patients

  • Aucune personne ne doit entrer en contact direct avec un patient susceptible d'être atteint de MVE sans porter l'EPI approprié.
  • Faites preuve de prudence en approchant un PSS. En de rares occasions, la maladie peut être à l'origine d'un délire avec comportement erratique (agitation, titubements). Ce type de comportement peut entraîner un risque d'exposition supplémentaire pour les prestataires d'EMS.
  • Isolez le patient des autres personnes dans la mesure du possible.
  • Limitez le nombre d'intervenants s'occupant d'un PSS. Tout le personnel d'EMS en contact direct avec un PSS doit porter un EPI.
  • Limiter autant que possible l'usage d'aiguilles et autres instruments à bord tranchant Les aiguilles et instruments tranchants doivent être manipulés avec un soin extrême et éliminés dans des conteneurs étanches et résistants aux perforations spécifiquement destinés aux soins de ce patient, conformément à la procédure OSHA relative aux agents pathogènes hématogènes, 29 CFR 1 910,16. Ne jetez pas les aiguilles et instruments tranchants usagés dans des conteneurs où se trouvent déjà des instruments tranchants provenant d'autres patients.
  • Pensez à donner au patient des médicaments oraux pour réduire la nausée, conformément aux protocoles de votre directeur médical et à votre champ de pratique.
  • Si le patient est pris de vomissements, mettez à sa disposition un sac rouge de lutte contre les risques biologiques afin de contenir les vomissures éventuelles.  
  • Si le patient souffre de diarrhée abondante, envisagez d'envelopper le patient dans un drap imperméable, de manière à réduire la contamination des autres surfaces.
  • Les procédures de réanimation pré-hospitalisation, comme l'intubation endotrachéale, l'aspiration des voies aériennes et la réanimation cardiorespiratoire, entraînent souvent une grande quantité de fluides corporels, tels que la salive et des vomissures. En effectuant ces procédures dans un environnement moins contrôlé, comme un véhicule en mouvement, les prestataires EMS sont exposés à des risques accrus. Ces procédures doivent être réalisées dans des conditions sûres (par exemple dans un véhicule à l'arrêt ou à l'hôpital) et avec port de l'EPI recommandé par le CDC lors des procédures produisant des aérosols.

Considérations relatives aux soins antérieurs à l'hospitalisation

Les soins de pré-hospitalisation sont souvent administrés dans un environnement non contrôlé présentant des difficultés opérationnelles spécifiques. Les systèmes EMS doivent adapter leurs procédures en fonction des complexités opérationnelles locales tout en respectant les principes des lignes directrices du CDC en matière d'EPI.

  • Cette solution peut par exemple consister simplement à faire porter l'EPI par l'intervenant qui prend soin du patient tandis que l'autre intervenant, qui ne s'occupe pas des soins au patient, joue le rôle d'observateur qualifié.
  • Certaines situations peuvent exiger le transport d'un patient et le port d'un EPI par une multiplicité d'intervenants. Les prestataires EMS portant l'EPI et ayant pris soin du patient doivent demeurer à l'arrière de l'ambulance et ne doivent pas conduire cette dernière.
  • Les agences EMS peuvent envoyer des ressources supplémentaires pour éviter que plusieurs employés sur le terrain ne soient obligés d'enfiler l'EPI. Par exemple, un chauffeur désigné pour l'unité EMS peut ne pas avoir à porter d'EPI si le compartiment du patient est isolé de l'habitacle.
  • Le retrait des EPI doit être effectué avec un soin méticuleux afin d'éviter toute auto-contamination. Reportez-vous aux consignes pour le retrait des EPI et veillez à ce que la formation mette l'accent sur le respect d'un protocole normalisé.

Considérations supplémentaires

  • Élaborez et appliquez des procédures sûres pour le traitement et le transport du patient vers l'hôpital.
  • Le prestataire EMS conduisant l'ambulance doit contacter l'établissement hospitalier d'accueil et se conformer aux protocoles locaux ou régionaux pour transporter le patient vers cet établissement.
  • Retirez les équipements non essentiels et maintenez-les hors de portée du patient sur les lieux et dans l'ambulance. Ceci permettra d'éliminer ou de minimiser les risques de contamination.
  • Évitez la contamination des surfaces poreuses réutilisables non conçues pour un usage unique. Recouvrez le brancard d'un matériau imperméable.
  • Procédez à un examen approprié du patient conformément aux protocoles établis, en utilisant le moins de matériel possible. 

Transport du patient par les EMS vers un établissement de soins

Tout patient susceptible d'avoir des antécédents d'exposition et présentant des signes et symptômes évocateurs de MVE doit être transporté vers un établissement de soins équipé pour l'examiner et le prendre en charge conformément aux instructions de la direction médicale des EMS et aux protocoles locaux ou régionaux. Ces derniers doivent être conformes au plan de transport ou d'acheminement prédéfini élaboré par les responsables de santé publique, l'établissement hospitalier, le personnel médical et celui des EMS.

  • Isolez le chauffeur de l'ambulance du compartiment du patient.
  • Au cours du transport, assurez-vous qu'un désinfectant adéquat (produit désinfectant à usage hospitalier homologué par l'EPA et adapté aux virus sans enveloppe) est disponible, par exemple sous forme de vaporisateurs ou de lingettes préparées vendues dans le commerce.

Transport entre établissements

Le personnel EMS impliqué dans le transfert inter-établissements de patients de MVE soupçonnés ou confirmés doit suivre les procédures de mise en place et de retrait recommandées par les directives du CDC. Prodiguez les soins nécessaires au patient en veillant à réduire au maximum le contact avec celui-ci et en suivant les directives de lutte contre les infections décrites ci-dessous.

Contrôle de l'infection

Les prestataires EMS peuvent prendre en charge en toute sécurité un PSS en suivant les recommandations relatives au port d'EPI, ainsi que les recommandations CDC énoncées ci-après :

  • Limiter les activités, particulièrement durant le transport, pouvant augmenter les risques d'exposition au matériel infectieux.
  • Limiter autant que possible l'usage d'aiguilles et autres instruments à bord tranchant Les aiguilles et instruments tranchants doivent être manipulés avec un soin extrême et éliminés dans des conteneurs étanches et résistants aux perforations spécifiquement destinés aux soins de ce patient, conformément à la procédure OSHA relative aux agents pathogènes hématogènes, 29 CFR 1910.1030. Ne jetez pas les aiguilles et instruments tranchants usagés dans des conteneurs où se trouvent déjà des instruments tranchants provenant d'autres patients.
  • Les procédures invasives doivent être limitées à celles qui sont indispensables à la prise en charge des patients.
  • La mise en place et le retrait de l'EPI doivent être supervisés par un observateur qualifié afin de garantir le respect complet des protocoles EPI établis. En collaboration avec l'établissement hospitalier d'accueil, les agences EMS doivent étudier les meilleurs moyens de mettre en œuvre une procédure de retrait supervisée. 

Documentation des soins dispensés aux patients

  • La documentation des soins délivrés aux patients doit être établie une fois que les prestataires EMS ont achevé la procédure de nettoyage personnel et de décontamination des équipements et véhicules. Toute documentation écrite doit correspondre à la communication verbale délivrée aux prestataires de soins d'urgence lors du transfert d'un patient.
  • La documentation EMS doit mentionner la liste des prestataires de sécurité publique impliqués dans l'intervention, ainsi que la fréquence des contacts entre ces prestataires et le patient (par exemple : aucun contact avec le patient, soins directs délivrés au patient). Cette documentation peut nécessiter d'être communiquée aux autorités sanitaires locales.

Nettoyage des véhicules de transport des EMS après le transport d'un patient sous surveillance en raison d'une MVE

Voici les consignes générales pour le nettoyage et l'entretien des véhicules de transport et de l'équipement des EMS après le transport d'un PSS :

  • Les prestataires EMS effectuant le nettoyage et la désinfection de lieux où se trouvent des fluides corporels (vomissures, selles, sueur, urine ou sang) d'un PSS doivent porter l'EPI conforme aux recommandations du CDC. Si aucun fluide corporel provenant d'un patient atteint de MVE n'est présent, l'EPI suivant doit être porté, a minima :
    • Écran facial et masque chirurgical
    • Blouse imperméable
    • Deux paires de gants
  • Utilisez un désinfectant hospitalier homologué par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) indiqué pour un virus sans enveloppe (par ex. : norovirus, rotavirus, adénovirus ou poliovirus)4,5 pour désinfecter les surfaces environnementales dans les chambres des patients touchés par la MVE de manière suspecte ou confirmée. Les instructions de nettoyage et de décontamination des surfaces ou objets souillés par du sang ou des fluides corporels sont décrites ci-après. La même attention doit être portée à la sécurité du personnel des EMS durant le nettoyage et la désinfection du véhicule de transport et durant les soins prodigués au patient.
  • Les surfaces nécessaires aux soins (telles que les brancards, garde-fous, poignées de porte, panneaux de commande des équipements médicaux et planchers, murs et surfaces de travail adjacents), ainsi que les roues de brancards, supports et autres surfaces, sont susceptibles d'être contaminés et doivent être nettoyés et désinfectés entièrement après chaque transport.
  • Tout écoulement de sang ou d'autres fluides ou substances corporelles (telles que l'urine, la salive, les vomissures, la sueur et les selles liquides) doit être pris en charge par un personnel portant un EPI adéquat. Ceci inclut l'élimination du gros de l'écoulement, le nettoyage du site souillé, puis la désinfection du site. Pour les déversements importants, il faut utiliser un désinfectant chimique assez puissant pour surmonter la tendance des protéines sanguines et d'autres substances corporelles à neutraliser l'ingrédient actif du désinfectant. Suivez les instructions mentionnées sur les étiquettes des produits désinfectants chimiques et éliminez les matières potentiellement contaminées utilisées lors du nettoyage et de la désinfection conformément aux recommandations des directives CDC.
  • L'équipement réutilisable contaminé lors des soins du patient (par ex. : glucomètre, brassard pneumatique) doit être rangé dans des sacs de déchets dangereux et identifié pour le nettoyage et la désinfection selon les politiques de l'agence et les recommandations du fabricant. L'équipement réutilisable doit être nettoyé et désinfecté, selon les instructions du fabricant, par du personnel formé portant l'EPI adapté. Évitez la contamination des surfaces poreuses réutilisables non conçues pour un usage unique.
  • Utilisez exclusivement des matelas et oreillers recouverts d'une housse en plastique ou imperméables aux fluides.
  • Afin de réduire l'exposition du personnel à des textiles (matières tissées) potentiellement contaminés lors du lavage du linge, éliminez le linge de lit, les oreillers non imperméables aux fluides ou les matelas, selon les cas, sur le site d'accueil.

Ebola est une substance infectieuse de catégorie A, soumise au Règlement sur les substances dangereuses du département des Transports des États-Unis (RMD, 49 C.F.R., sections 171-180). Tout article jetable contaminé ou potentiellement contaminé par une substance infectieuse de catégorie A doit être emballé et transporté conformément au HMR. Cette mesure concerne : le matériel médical jetable, les instruments tranchants, le linge de lit et les produits utilisés pour les soins, comme les compresses et pansements absorbants souillés, les cuvettes médicales (haricots), les sanitaires mobiles, les EPI usagés (blouses, masques, gants, lunettes, écrans faciaux, protections respiratoires, chaussons, etc.) et les sous-produits du nettoyage, contaminés ou suspectés de contamination par une substance infectieuse de catégorie A.7 Les systèmes EMS doivent collaborer avec les établissements hospitaliers d'accueil en vue d'éliminer les déchets provenant de PSS.

Mesures de suivi ou de compte-rendu par les prestataires EMS après la prise en charge d'un PSS en relation avec la MVE

  • Les prestataires EMS doivent être informés des mesures de suivi et de compte-rendu qu'ils doivent appliquer après avoir soigné un PSS.
  • Les agences EMS doivent mettre en place des politiques de surveillance et gestion des prestataires EMS potentiellement exposés au virus Ebola.
  • Les agences EMS doivent élaborer des politiques de congé de maladie non punitives, souples et conformes aux lignes directrices de santé publique pour le personnel des EMS.
  • S'assurer que l'ensemble des prestataires EMS, y compris le personnel non directement employé par l'établissement de soins, mais fournissant des services quotidiens essentiels, a connaissance des politiques en matière de congés maladie.
  • Les prestataires EMS exposés au sang, aux fluides corporels, aux sécrétions ou aux excrétions d'un PSS doivent immédiatement :
    • Cesser de travailler, nettoyer les surfaces de leur peau affectées avec une solution nettoyante ou antiseptique et rincer leurs muqueuses (par exemple, la conjonctive de l'œil) abondamment à l'eau ou avec une solution de douche oculaire, conformément aux protocoles habituels. Toutes les lingettes et les solutions doivent être placées dans une pochette de protection contre les risques biologiques.
    • Contacter le médecin du travail, le superviseur sanitaire ou la personne responsable de la lutte contre les infections en vue de procéder à un examen immédiat et accéder aux services de prise en charge suite à une exposition.
    • Subir un examen médical et recevoir des soins de suivi, selon les politiques de l'agence EMS et l'avis des autorités de santé publique locales, des États et fédérales.

1 Flambée d'Ebola de 2014 en Afrique de l'Ouest - Carte de la distribution de l'épidémie

2 Informations concernant la maladie à virus Ebola (MVE) à destination des cliniciens au sein des établissements de santé aux États-Unis

3 Définition de cas de maladie à virus Ebola (MVE)

4 US Environmental Protection Agency Office of Pesticide Programs, List G: EPA Registered Hospital Disinfectants Effective Against Norovirus (Norwalk-like virus) [PDF- 3 pages]

5 Désinfectants à utiliser contre le virus Ebola.

6 Normes en matière de santé et de sécurité au travail

7 FAQ : Guide du Département du Transport pour le transport des articles contaminés par le virus Ebola, une substance infectieuse de catégorie A

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